Résumé : Les 12 plats indiens les plus célèbres : recettes traditionnelles de la cuisine indienne
Catégorie : Articles · Cuisine indienne | Temps de lecture : 12 minutes
Galerie photos de la préparation
Vous avez cuisiné l’un de ces plats ? Partagez votre photo en commentaire sous la recette, nous l’ajouterons volontiers à la galerie.
La cuisine indienne n’est pas une cuisine unique, mais plusieurs à la fois. Le Nord cuisine des currys au yaourt et à la crème, le Sud s’appuie sur le riz, les lentilles et les pâtes fermentées, l’Ouest sur les pois chiches et le blé. Ce qui les relie, c’est le masala : un mélange d’épices que l’on fait revenir dans la matière grasse avant que quoi que ce soit d’autre n’entre dans la casserole. Ce guide vous fait découvrir douze plats, du butter chicken à la tomate aux samossas croustillants, et vous apprend trois techniques sur lesquelles repose toute la cuisine indienne : la torréfaction des épices, la cuisson sous le point d’ébullition et le montage du riz en couches.
Aperçu rapide
- Thème / Plat : 12 plats indiens les plus
- Cuisine : Japonaise
- Variantes incluses : Butter Chicken – poulet dans une sauce tomate
- Techniques
- Contexte physico-chimique : Ce qui compte : la fermentation de la pâte de riz et de lentilles et la cuisson de la fine galette sur une plaque sèche. La dosa se fait avec une pâte qui a
- Erreurs
- En bref : Douze recettes, des currys du Nord aux galettes du Sud : butter chicken, tikka masala, poulet tandoori, biryani, rogan josh, palak paneer, chana masala, dal tadka, masala dosa, samossa, chole bhature et naan
- Dernière mise à jour : un dîner en famille, un dîner entre amis, une table de fête à plusieurs plats ou la
WAGUU dit : “« La cuisine indienne n’est pas piquante. Elle est construite en couches : le piquant n’est qu’une couche parmi d’autres. »”
Faits clés
| Temps de préparation : | 10–40 min |
| Temps de cuisson : | 40–600 min |
| Ingrédient principal : | Cuisses de poulet, 1000 g (désossées et sans peau, en cubes) (spécification de qualité) |
| Portions : | 6 |
| Difficulté : | Moyennement exigeant, Facile, Exigeant |
Méthode en bref
- Saisir la viande
- Façonnage de chaussons triangulaires à partir d’une pâte ferme et friture à l’huile
- Cuisson semi-
- Blanchir les
En bref
- Butter Chicken – poulet dans une sauce tomate
- Chicken Tikka Masala – morceaux de poulet
- Tandoori Chicken – poulet
- Biryani – riz aromatique en couches avec viande, safran et
- Rogan Josh – agneau
- Palak Paneer – fromage indien paneer dans une base d’
- Chana Masala – pois chiches
- Dal Tadka – lentilles
- Masala Dosa – fine galette croustillante
- Samosa – chaussons triangulaires frits, farcis de pommes de terre, de petits pois et d’
- Chole Bhature – pois chiches
- Naan – pain plat indien traditionnel cuit à haute
À qui s’adresse ce guide : Quand vous maîtrisez la masala, le montage du biryani et la fermentation de la pâte à dosa, toute la cuisine indienne s’ouvre à vous, même sans tandoor.
Cuisine indienne en bref
Douze recettes, des currys du Nord aux galettes du Sud : butter chicken, tikka masala, poulet tandoori, biryani, rogan josh, palak paneer, chana masala, dal tadka, masala dosa, samossa, chole bhature et naan.
WAGUU dit :
« La cuisine indienne n’est pas piquante. Elle est construite en couches : le piquant n’est qu’une couche parmi d’autres. »
Faits clés
L’essentiel
L’Inde est une fédération de cuisines, pas une cuisine unique. Le Nord-Ouest utilise le yaourt, la crème et le beurre et s’appuie sur le blé et le four tandoor. Le Sud cuisine avec la noix de coco, le tamarin et les feuilles de curry, sur une base de riz et de lentilles. L’Est ajoute l’huile de moutarde et le poisson, l’Ouest les pois chiches et le blé. Le point commun, c’est le masala : des épices sèches que l’on fait fondre dans la matière grasse jusqu’à ce que le parfum apparaisse. Le deuxième point commun, c’est le duo de bases : le masala (oignon, gingembre, ail, tomates) et le tadka (matière grasse chaude avec des épices en fin de cuisson). Qui maîtrise ces deux bases peut cuisiner la moitié des recettes de cet article. L’Inde est une fédération de cuisines, pas une cuisine unique. Le Nord-Ouest cuisine à base de blé et de lait, le Sud à base de riz, de noix de coco et de tamarin, l’Est à base de poisson et d’huile de moutarde, l’Ouest à base de pois chiches et de millet. Ce qui les relie, c’est le travail des épices : un plat indien n’est pas piquant dans son ensemble, il est construit en couches. Le sucré, l’acide, le salé, l’amer et le piquant doivent être reconnaissables l’un après l’autre dans une même bouchée. La couche la plus ancienne de cette cuisine, c’est la cuisson des légumineuses et des céréales : lentilles, pois chiches, orge et riz. La deuxième couche, c’est le lait : le yaourt comme marinade et base de sauce, le ghee comme matière grasse de cuisson et le fromage paneer comme protéine qui tient sa forme. La troisième couche, ce sont les épices venues du commerce avec l’Orient : cannelle, cardamome, clou de girofle et noix de muscade, qui ont surtout marqué la cuisine du Cachemire. La dernière grande couche, c’est la cuisine de cour des Moghols, d’où viennent le biryani, le korma et le tandoori : des plats aux marinades au yaourt, au beurre et aux amandes. Six épices apparaissent dans presque toutes les recettes : cumin moulu, coriandre moulue, curcuma, paprika moulu, garam masala et cumin entier pour la torréfaction dans la matière grasse. S’y ajoutent des épices entières selon le plat : cannelle et cardamome pour le riz et la viande, clou de girofle et laurier pour les sauces foncées, piment séché et tamarin pour les plats acides. Le garam masala s’ajoute en toute fin de cuisson, car son rôle est le parfum, pas la chaleur. Les herbes fraîches (coriandre, menthe, feuilles de curry) s’ajoutent hors du feu, sinon elles deviennent amères. Les épices entières se conservent deux fois plus longtemps que les moulues et se broient en quelques secondes. Toute la cuisine indienne repose sur trois techniques. La première est la torréfaction des épices dans la matière grasse (tempering, en hindi tadka) : les épices sèches sont versées dans la matière grasse chaude et remuées quelques secondes, jusqu’à ce que le parfum apparaisse. La deuxième est la construction progressive de la base (bhuna) : l’oignon est revenu jusqu’à coloration blond doré, on ajoute le gingembre avec l’ail, puis les tomates, et on cuit jusqu’à ce que la matière grasse se sépare de la base et forme une fine couche en surface. La troisième est la cuisson à l’étouffée en récipient fermé (dum) : la viande ou le riz est enfermé dans une casserole scellée avec une pâte et cuit à la vapeur jusqu’à ce que les saveurs se lient. Le tandoor est un four en terre ou en métal, chauffé au charbon de bois, dont la température dépasse trois cents degrés. La viande y est suspendue sur des tiges métalliques : elle cuit à chaleur sèche et sa surface se resserre en une croûte foncée, tandis que l’intérieur reste juteux. On obtient le même résultat à la maison avec un gril, une poêle en fonte chauffée au four ou un four avec une pierre à pain. Ce qui décide, c’est la surface sèche de la viande et la température élevée en début de cuisson : une viande humide mijote à la vapeur dans le four et ne forme pas de croûte. Les erreurs les plus fréquentes du débutant sont au nombre de quatre. Une température trop basse de la matière grasse à la torréfaction des épices, après quoi le plat a un goût de poudre. Le sel ajouté au début, qui tire l’eau de la viande et ralentit l’attendrissement des légumineuses. Le yaourt versé dans une sauce bouillante, où la protéine du lait se coagule en grumeaux : le yaourt s’ajoute cuillère par cuillère et hors ébullition vive. Et la casserole couverte pour une sauce, qui retient l’eau et empêche la concentration des saveurs. La dernière erreur fréquente est trop d’épices : un plat indien ne doit être ni amer ni brûlant, mais équilibré. Pour débuter, commencez par une légumineuse et du riz : dal tadka ou chana masala avec du riz basmati. Ces plats sont difficiles à rater, les erreurs se rattrapent dans l’assiette avec une cuillère de yaourt ou un quartier de citron vert, et ils sont prêts en une heure. La deuxième étape est un plat à sauce au yaourt ou à la crème (palak paneer, butter chicken), où l’on apprend à maintenir la sauce sous le point d’ébullition. Viennent ensuite seulement les plats qui exigent une température précise : viande marinée au gril, galettes frites et riz en couches. La cuisson est dans la cuisine indienne une question de temps, pas de force. Les sauces se maintiennent sous le point d’ébullition, car une ébullition vive casse l’émulsion de matière grasse lactique et la sauce se sépare en gras et en eau. Les légumineuses cuisent à découvert et se remuent au fond pour que l’amidon n’attache pas. Le riz est précuit dans beaucoup d’eau et terminé à la vapeur dans un récipient fermé. La viande est d’abord saisie à feu vif pour fermer la surface, puis terminée dans un liquide à feu doux. Qui confond ces deux températures obtient soit une viande sans croûte, soit une sauce sans corps. La matière grasse n’est pas dans la cuisine indienne qu’un support de saveur, c’est aussi un outil. Le ghee supporte une température plus élevée que le beurre, c’est pourquoi on l’utilise pour torréfier les épices et frire les galettes. Le lait de coco et la crème s’ajoutent en fin de cuisson pour ne pas se séparer. L’huile de friture doit être propre et suffisamment profonde pour que le chausson ou la galette soit entièrement immergé : dans une couche mince, la pâte s’imprègne de gras et reste crue à l’intérieur. L’huile usagée ne se reverse jamais dans la bouteille, car elle retient les particules de la friture précédente. Les produits laitiers se comportent dans la cuisine indienne autrement que dans la cuisine européenne. Le yaourt sert de marinade et de base de sauce, mais ne bout jamais vivement. Le fromage paneer est obtenu par coagulation du lait avec un acide et pressage, ce qui lui permet de tenir sa forme même dans une sauce épaisse ; à la cuisson, il rend de l’eau et durcit, c’est pourquoi on l’ajoute en fin de cuisson. Le ghee remplace le beurre là où il faut une température élevée, car il ne contient ni eau ni protéine lactique qui attachent facilement. Les légumes ne sont pas cuits jusqu’à être mous dans la cuisine indienne, mais revenus jusqu’à coloration blond doré. Le chou-fleur, les pommes de terre, l’aubergine et le gombo sont d’abord rôtis dans la matière grasse ou au four, puis seulement ajoutés à la sauce. Les pommes de terre cuisent avec la peau et sont épluchées après cuisson, pour ne pas absorber d’eau. Les épinards et autres légumes-feuilles sont blanchis brièvement et refroidis aussitôt pour garder leur couleur. Le gombo est séché avant cuisson et revenu à sec, sinon il rend un mucilage qui épaissit la sauce de façon indésirable. Le riz a dans la cuisine indienne le même poids que la sauce. Le basmati se rince jusqu’à ce que l’eau soit claire, puis se trempe pour que le grain reste long et détaché. Il cuit dans beaucoup d’eau et s’égoutte au moment où le grain est tendre sur le bord et ferme à cœur. On sert avec les plats sautés du riz jasmin, plus léger et parfumé, avec les salades et les plats du Nord un riz gluant, qui se mange à la main. Le riz ne se remue jamais à la cuillère dans la casserole, mais s’aère à la fourchette pour ne pas écraser les grains. Les galettes se font à partir de trois pâtes différentes et chacune a un usage distinct. La pâte de farine de blé sans levain (roti, chapati) se cuit sur une plaque sèche et se mange avec tout. La pâte levée (naan, bhature) demande du temps et se cuit au four ou se frit à température élevée. La pâte fermentée de riz et de lentilles (dosa, idli) fermente toute une nuit et sa saveur est légèrement acidulée. La pâte se pétrit toujours avec une farine souple et de l’eau, le sel s’ajoute seulement dans la pâte finie et la matière grasse (ghee ou huile) s’incorpore à la farine avant l’eau : c’est ainsi que la galette reste croustillante et ne se déchire pas au roulage. Les légumineuses ne cuisent pas n’importe comment dans la cuisine indienne. Les lentilles se rincent jusqu’à ce que l’eau soit claire et cuisent sans sel, car le sel prolonge l’attendrissement. L’écume qui apparaît à l’ébullition se retire à la cuillère. Les pois chiches en conserve se rincent et s’ajoutent en fin de cuisson pour ne pas se défaire. Les haricots et les pois trempent toute une nuit et cuisent dans une eau non salée. Une légumineuse cuite doit être tendre mais tenir sa forme : quand elle s’écrase en purée, la sauce perd son corps et le plat devient une soupe. Les épices ne s’ajoutent jamais entières dans un plat fini. Les graines entières se torréfient dans la matière grasse, les épices moulues se versent dans la base et les mélanges comme le garam masala appartiennent au plat fini. L’ordre compte : d’abord les graines entières, puis les épices moulues, enfin les mélanges et les herbes. Quand une épice fonce de deux tons, elle est brûlée et le plat sera amer ; quand elle reste claire et ne sent rien, c’est qu’il manquait de matière grasse ou que la température était trop basse. Goûter la base avant d’ajouter le liquide est le meilleur moyen de savoir si les épices sont correctement torréfiées.
Astuce WAGUU :
Préparez deux choses à l’avance : le masala sec dans un petit bol et le tadka dans une petite casserole. La torréfaction des épices prend trente secondes et une épice brûlée ne se rattrape pas. Quand l’épice commence à sentir bon, elle est prête : une couleur brune signifie déjà l’amertume.
Résultat :
Quand vous maîtrisez la masala, le montage du biryani et la fermentation de la pâte à dosa, toute la cuisine indienne s’ouvre à vous, même sans tandoor.
À qui s’adresse ce guide :
Débutant – commencez par le dal tadka, le chana masala et le naan : une procédure courte et des points de contrôle clairs. Avancé – optez pour le butter chicken, le palak paneer et les samosas, où la marinade et la friture à l’huile sont décisives. Expert – biryani, tandoori chicken et masala dosa, soit des techniques où l’étagement, la fermentation de la pâte et la température du tandoor sont déterminants.
La cuisine indienne en bref
L’Inde est une fédération de cuisines, pas une cuisine unique. Le Nord-Ouest utilise le yaourt, la crème et le beurre et s’appuie sur le blé et le four tandoor. Le Sud cuisine avec la noix de coco, le tamarin et les feuilles de curry, sur une base de riz et de lentilles. L’Est ajoute l’huile de moutarde et le poisson, l’Ouest les pois chiches et le blé. Le point commun, c’est le masala : des épices sèches que l’on fait fondre dans la matière grasse jusqu’à ce que le parfum apparaisse. Le deuxième point commun, c’est le duo de bases : le masala (oignon, gingembre, ail, tomates) et le tadka (matière grasse chaude avec des épices en fin de cuisson). Qui maîtrise ces deux bases peut cuisiner la moitié des recettes de cet article. L’Inde est une fédération de cuisines, pas une cuisine unique. Le Nord-Ouest cuisine à base de blé et de lait, le Sud à base de riz, de noix de coco et de tamarin, l’Est à base de poisson et d’huile de moutarde, l’Ouest à base de pois chiches et de millet. Ce qui les relie, c’est le travail des épices : un plat indien n’est pas piquant dans son ensemble, il est construit en couches. Le sucré, l’acide, le salé, l’amer et le piquant doivent être reconnaissables l’un après l’autre dans une même bouchée. La couche la plus ancienne de cette cuisine, c’est la cuisson des légumineuses et des céréales : lentilles, pois chiches, orge et riz. La deuxième couche, c’est le lait : le yaourt comme marinade et base de sauce, le ghee comme matière grasse de cuisson et le fromage paneer comme protéine qui tient sa forme. La troisième couche, ce sont les épices venues du commerce avec l’Orient : cannelle, cardamome, clou de girofle et noix de muscade, qui ont surtout marqué la cuisine du Cachemire. La dernière grande couche, c’est la cuisine de cour des Moghols, d’où viennent le biryani, le korma et le tandoori : des plats aux marinades au yaourt, au beurre et aux amandes. Six épices apparaissent dans presque toutes les recettes : cumin moulu, coriandre moulue, curcuma, paprika moulu, garam masala et cumin entier pour la torréfaction dans la matière grasse. S’y ajoutent des épices entières selon le plat : cannelle et cardamome pour le riz et la viande, clou de girofle et laurier pour les sauces foncées, piment séché et tamarin pour les plats acides. Le garam masala s’ajoute en toute fin de cuisson, car son rôle est le parfum, pas la chaleur. Les herbes fraîches (coriandre, menthe, feuilles de curry) s’ajoutent hors du feu, sinon elles deviennent amères. Les épices entières se conservent deux fois plus longtemps que les moulues et se broient en quelques secondes. Toute la cuisine indienne repose sur trois techniques. La première est la torréfaction des épices dans la matière grasse (tempering, en hindi tadka) : les épices sèches sont versées dans la matière grasse chaude et remuées quelques secondes, jusqu’à ce que le parfum apparaisse. La deuxième est la construction progressive de la base (bhuna) : l’oignon est revenu jusqu’à coloration blond doré, on ajoute le gingembre avec l’ail, puis les tomates, et on cuit jusqu’à ce que la matière grasse se sépare de la base et forme une fine couche en surface. La troisième est la cuisson à l’étouffée en récipient fermé (dum) : la viande ou le riz est enfermé dans une casserole scellée avec une pâte et cuit à la vapeur jusqu’à ce que les saveurs se lient. Le tandoor est un four en terre ou en métal, chauffé au charbon de bois, dont la température dépasse trois cents degrés. La viande y est suspendue sur des tiges métalliques : elle cuit à chaleur sèche et sa surface se resserre en une croûte foncée, tandis que l’intérieur reste juteux. On obtient le même résultat à la maison avec un gril, une poêle en fonte chauffée au four ou un four avec une pierre à pain. Ce qui décide, c’est la surface sèche de la viande et la température élevée en début de cuisson : une viande humide mijote à la vapeur dans le four et ne forme pas de croûte. Les erreurs les plus fréquentes du débutant sont au nombre de quatre. Une température trop basse de la matière grasse à la torréfaction des épices, après quoi le plat a un goût de poudre. Le sel ajouté au début, qui tire l’eau de la viande et ralentit l’attendrissement des légumineuses. Le yaourt versé dans une sauce bouillante, où la protéine du lait se coagule en grumeaux : le yaourt s’ajoute cuillère par cuillère et hors ébullition vive. Et la casserole couverte pour une sauce, qui retient l’eau et empêche la concentration des saveurs. La dernière erreur fréquente est trop d’épices : un plat indien ne doit être ni amer ni brûlant, mais équilibré. Pour débuter, commencez par une légumineuse et du riz : dal tadka ou chana masala avec du riz basmati. Ces plats sont difficiles à rater, les erreurs se rattrapent dans l’assiette avec une cuillère de yaourt ou un quartier de citron vert, et ils sont prêts en une heure. La deuxième étape est un plat à sauce au yaourt ou à la crème (palak paneer, butter chicken), où l’on apprend à maintenir la sauce sous le point d’ébullition. Viennent ensuite seulement les plats qui exigent une température précise : viande marinée au gril, galettes frites et riz en couches. La cuisson est dans la cuisine indienne une question de temps, pas de force. Les sauces se maintiennent sous le point d’ébullition, car une ébullition vive casse l’émulsion de matière grasse lactique et la sauce se sépare en gras et en eau. Les légumineuses cuisent à découvert et se remuent au fond pour que l’amidon n’attache pas. Le riz est précuit dans beaucoup d’eau et terminé à la vapeur dans un récipient fermé. La viande est d’abord saisie à feu vif pour fermer la surface, puis terminée dans un liquide à feu doux. Qui confond ces deux températures obtient soit une viande sans croûte, soit une sauce sans corps. La matière grasse n’est pas dans la cuisine indienne qu’un support de saveur, c’est aussi un outil. Le ghee supporte une température plus élevée que le beurre, c’est pourquoi on l’utilise pour torréfier les épices et frire les galettes. Le lait de coco et la crème s’ajoutent en fin de cuisson pour ne pas se séparer. L’huile de friture doit être propre et suffisamment profonde pour que le chausson ou la galette soit entièrement immergé : dans une couche mince, la pâte s’imprègne de gras et reste crue à l’intérieur. L’huile usagée ne se reverse jamais dans la bouteille, car elle retient les particules de la friture précédente. Les produits laitiers se comportent dans la cuisine indienne autrement que dans la cuisine européenne. Le yaourt sert de marinade et de base de sauce, mais ne bout jamais vivement. Le fromage paneer est obtenu par coagulation du lait avec un acide et pressage, ce qui lui permet de tenir sa forme même dans une sauce épaisse ; à la cuisson, il rend de l’eau et durcit, c’est pourquoi on l’ajoute en fin de cuisson. Le ghee remplace le beurre là où il faut une température élevée, car il ne contient ni eau ni protéine lactique qui attachent facilement. Les légumes ne sont pas cuits jusqu’à être mous dans la cuisine indienne, mais revenus jusqu’à coloration blond doré. Le chou-fleur, les pommes de terre, l’aubergine et le gombo sont d’abord rôtis dans la matière grasse ou au four, puis seulement ajoutés à la sauce. Les pommes de terre cuisent avec la peau et sont épluchées après cuisson, pour ne pas absorber d’eau. Les épinards et autres légumes-feuilles sont blanchis brièvement et refroidis aussitôt pour garder leur couleur. Le gombo est séché avant cuisson et revenu à sec, sinon il rend un mucilage qui épaissit la sauce de façon indésirable. Le riz a dans la cuisine indienne le même poids que la sauce. Le basmati se rince jusqu’à ce que l’eau soit claire, puis se trempe pour que le grain reste long et détaché. Il cuit dans beaucoup d’eau et s’égoutte au moment où le grain est tendre sur le bord et ferme à cœur. On sert avec les plats sautés du riz jasmin, plus léger et parfumé, avec les salades et les plats du Nord un riz gluant, qui se mange à la main. Le riz ne se remue jamais à la cuillère dans la casserole, mais s’aère à la fourchette pour ne pas écraser les grains. Les galettes se font à partir de trois pâtes différentes et chacune a un usage distinct. La pâte de farine de blé sans levain (roti, chapati) se cuit sur une plaque sèche et se mange avec tout. La pâte levée (naan, bhature) demande du temps et se cuit au four ou se frit à température élevée. La pâte fermentée de riz et de lentilles (dosa, idli) fermente toute une nuit et sa saveur est légèrement acidulée. La pâte se pétrit toujours avec une farine souple et de l’eau, le sel s’ajoute seulement dans la pâte finie et la matière grasse (ghee ou huile) s’incorpore à la farine avant l’eau : c’est ainsi que la galette reste croustillante et ne se déchire pas au roulage. Les légumineuses ne cuisent pas n’importe comment dans la cuisine indienne. Les lentilles se rincent jusqu’à ce que l’eau soit claire et cuisent sans sel, car le sel prolonge l’attendrissement. L’écume qui apparaît à l’ébullition se retire à la cuillère. Les pois chiches en conserve se rincent et s’ajoutent en fin de cuisson pour ne pas se défaire. Les haricots et les pois trempent toute une nuit et cuisent dans une eau non salée. Une légumineuse cuite doit être tendre mais tenir sa forme : quand elle s’écrase en purée, la sauce perd son corps et le plat devient une soupe. Les épices ne s’ajoutent jamais entières dans un plat fini. Les graines entières se torréfient dans la matière grasse, les épices moulues se versent dans la base et les mélanges comme le garam masala appartiennent au plat fini. L’ordre compte : d’abord les graines entières, puis les épices moulues, enfin les mélanges et les herbes. Quand une épice fonce de deux tons, elle est brûlée et le plat sera amer ; quand elle reste claire et ne sent rien, c’est qu’il manquait de matière grasse ou que la température était trop basse. Goûter la base avant d’ajouter le liquide est le meilleur moyen de savoir si les épices sont correctement torréfiées.
Ingrédients de base
Butter Chicken
– Riz japonais rond ;
Chicken Tikka Masala
– Poitrine de porc ;
Poulet Tandoori
– Crevettes tigrées ;
Biryani
– Échine de porc désossée ;
Rogan Josh
– Cuisse de poulet désossée ;
Palak Paneer
– Chou blanc ;
Chana Masala
– Poulpe cuit ;
Dal Tadka
– Échine de porc désossée ;
Masala Dosa
– Rumsteck de bœuf ;
Samosa
– Jarret de bœuf ;
Chole Bhature
– Pâte miso ;
Naan
– Rumsteck de bœuf.
Techniques décisives
Butter Chicken :
Cuisson du riz au ratio 1:1,2 et découpe au couteau trempé contre le sens des fibres du poisson.
Chicken Tikka Masala :
Fond en deux temps à partir d’os et de légumes et œufs cuits à jaune mi-mollet en temps précisément mesuré.
Tandoori Chicken :
Friture en fine couche de pâte à l’eau glacée, température de l’huile maintenue entre 170 et 180 °C.
Biryani :
Double panure farine, œuf et chapelure, puis friture à 175 °C jusqu’à coloration blond clair.
Rogan Josh :
Grillage sur chaleur directe en deux zones de température et badigeonnage à la sauce tare seulement dans la dernière minute.
Palak Paneer :
Friture d’une épaisse couche de pâte au chou sur plaque sous couvercle, pour que le chou cuise à la vapeur à l’intérieur.
Chana Masala :
Cuisson dans un moule en fonte à alvéoles hémisphériques et rotation de la pâte aux piquets de quatre-vingt-dix degrés.
Dal Tadka :
Friture d’une escalope panée et finition dans un fond parfumé à l’œuf, laissé à peine à moitié pris.
Masala Dosa :
Mijotage de fines tranches de viande dans un bouillon aigre-doux aux oignons, servi sur un riz brûlant.
Samosa :
Liaison de la sauce avec un roux beurre-farine, puis cuisson avec le bouillon de viande.
Chole Bhature :
Traitement du bouillon dashi sous le point d’ébullition et délayage de la pâte miso hors du feu.
Naan :
Brève immersion de fines tranches de viande dans un bouillon de kombu bouillant, puis trempage dans deux sauces.
Comment ça se passe en pratique
Butter Chicken :
Le butter chicken repose sur deux couches : le goût grillé de la viande marinée et une sauce tomate veloutée où le beurre ne doit pas brûler. L’ordre compte : les épices doivent s’épanouir dans la matière grasse, les tomates doivent compoter jusqu’à devenir sucrées, et le beurre s’ajoute en dernier, quand la sauce ne bout plus. Si on met le beurre au début, on obtient une sauce grasse avec un arrière-goût amer.
Chicken Tikka Masala :
Le tikka masala repose sur deux étapes qu’on ne peut pas fusionner : la viande doit prendre une croûte à feu vif et la sauce doit être prête séparément. La couleur de la croûte est décisive : les taches foncées portent un goût que la sauce seule ne donnera jamais. Si on met la viande crue dans la sauce, on obtient du poulet à la tomate, pas un tikka masala.
Tandoori Chicken :
Le poulet tandoori, c’est la marinade et la chaleur, rien d’autre. Le yaourt attaque la surface de la viande, les épices pénètrent dans les fibres et la température élevée tire la couleur vers un rouge foncé. Le temps de marinade et la surface sèche de la viande avant d’enfourner sont décisifs. Si on ne laisse mariner qu’une heure et qu’on enfourne la viande humide, on obtient un poulet pâle sans croûte.
Biryani :
Le biryani se reconnaît au grain : le riz doit être détaché, chaque grain séparé et pourtant enrobé du goût de la viande. La cocotte à demi fermée et le joint de pâte qui retient la vapeur sont décisifs. Si on remue le biryani à la cuillère pendant la cuisson, on obtient une bouillie de riz avec de la viande.
Rogan Josh :
Le rogan josh se reconnaît à sa couleur : rouge foncé, brillant, avec la matière grasse remontée en surface. Une longue cuisson à feu doux et le yaourt ajouté louche par louche, pas d’un coup, sont décisifs. Si on verse le yaourt dans une base bouillante, on obtient une sauce granuleuse et une viande dure.
Palak Paneer :
Le palak paneer, c’est une question de couleur et de texture : les épinards doivent rester vert vif et le fromage moelleux, pas fondu. Un bref blanchiment et un refroidissement rapide des épinards fixent la chlorophylle. Si on cuit les épinards longtemps, on obtient une masse sombre où le goût se perd.
Chana Masala :
Le chana masala repose sur une chose : les épices doivent griller dans la matière grasse, sinon elles restent crues et le plat a un goût de poudre. L’ordre compte : d’abord les épices sèches dans l’huile, puis l’oignon, puis les tomates. Si on met tout dans la casserole en même temps, on obtient des pois chiches dans une eau de tomate claire.
Dal Tadka :
Le dal tadka est un plat en deux étapes, et c’est la seconde qui décide : la matière grasse chaude aux épices, versée sur les lentilles cuites au moment de servir. La température de l’huile est décisive : assez chaude pour faire éclater les épices, mais pas au point que l’ail brûle. Si on ajoute le tadka dans la casserole au début, on obtient des lentilles au goût plat.
Masala Dosa :
La dosa se fait avec une pâte qui a travaillé toute seule : la fermentation produit l’acidité et les bulles qui rendent la galette croustillante. La température de la plaque et l’épaisseur de la pâte sont décisives : une pâte trop épaisse donne une crêpe, une pâte trop liquide se déchire. Si on ne laisse pas fermenter la pâte, on obtient une galette molle, sans goût et sans croûte croustillante.
Samosa :
La samosa a trois conditions : une pâte ferme pour ne pas se déchirer, une farce refroidie pour ne pas ramollir la pâte, et une huile à la bonne température pour que le chausson cuise à cœur. La température de l’huile est décisive : une huile trop chaude brûle la surface et laisse la pâte crue. Si on frit dans une huile surchauffée, on obtient une coque foncée avec de la pâte pâle à l’intérieur.
Chole Bhature :
Le chole bhature a deux moitiés qui doivent être prêtes en même temps : des pois chiches foncés et épais, et une galette gonflée à pâte levée. La température de l’huile pour les galettes est décisive : une huile trop froide les laisse s’imbiber, une huile trop chaude brûle la surface et la galette ne gonfle pas. Si on frit les galettes dans une huile surchauffée, on obtient des galettes dures et sans air à l’intérieur.
Naan :
Le naan se reconnaît à ses taches : brun foncé par endroits, clair ailleurs, moelleux en surface et aérien à l’intérieur. La température de la plaque et l’épaisseur de la pâte sont décisives : un naan fin reste sec, un naan épais ne cuit pas à cœur. Si on ne laisse pas assez lever la pâte, on obtient une galette dure comme un biscuit.
La cuisine indienne pour débutants
Ces quatre plats se cuisinent même sans expérience et les erreurs se rattrapent dans l’assiette. Ils ne demandent ni marinade d’une nuit, ni fermentation de pâte, ni température d’huile précise.
Dal Tadka – lentilles parfumées aux épices frites
lentilles parfumées aux épices frites, prêtes en une heure et qui tiennent trois jours au réfrigérateur
Chana Masala – pois chiches en base tomate
pois chiches en base tomate, plat économique qui rassasie sans viande
Palak Paneer – fromage dans des épinards épicés
fromage dans des épinards épicés, vous apprend à blanchir les légumes et à fixer la couleur
Naan – pain plat à pâte levée
pain plat à pâte levée, un accompagnement qui va avec toutes les sauces
La cuisine indienne pour confirmés
Pour ces plats, la température et la patience sont décisives. Vous apprendrez à maintenir une sauce sous le point d’ébullition, à ajouter le yaourt louche par louche et à reconnaître quand la matière grasse s’est séparée de la base.
Butter Chicken – sauce tomate douce au beurre et à la crème
sauce tomate douce au beurre et à la crème, le beurre s’ajoute en dernier
Chicken Tikka Masala – viande saisie avec une croûte et sauce tomate cuite à part
viande saisie avec une croûte et sauce tomate cuite à part
Rogan Josh – agneau mijoté lentement
agneau mijoté lentement, deux heures à feu doux plutôt que la force
Masala Dosa – pâte fermentée de riz et de lentilles et galette fine sur plaque brûlante
pâte fermentée de riz et de lentilles et galette fine sur plaque brûlante
La cuisine indienne pour experts
Les quatre derniers plats exigent des gestes précis : le montage du riz en couches, le joint de la cocotte, le façonnage des chaussons et la température de l’huile au degré près.
Biryani – riz en couches au safran
riz en couches au safran, cuit à l’étouffée dans une cocotte fermée et sans être remué
Tandoori Chicken – marinade d’une nuit et cuisson à chaleur sèche jusqu’à une croûte foncée
marinade d’une nuit et cuisson à chaleur sèche jusqu’à une croûte foncée
Samosa – chaussons à pâte ferme
chaussons à pâte ferme, frits lentement à température plus basse pour cuire à cœur
Chole Bhature – pois chiches foncés et galettes levées
pois chiches foncés et galettes levées qui gonflent en bulle dans l’huile
Indická kuchyně v kostce
Butter Chicken – poulet dans une sauce tomate crémeuse et douce au beurre et aux épices aromatiques
Les cubes de poulet sont saisis dans une marinade au yaourt, puis mijotés dans une base de tomates avec du beurre, de la crème et du garam masala. La sauce est à peine sucrée et adoucie par le beurre, ajouté en fin de cuisson. Temps total 75 minutes, base 6 portions
Chicken Tikka Masala – morceaux de poulet marinés dans une sauce épicée à la tomate et à la crème
Les cubes de poulet marinent dans un yaourt épicé, sont saisies à feu vif jusqu’à obtenir une croûte, puis mijotent dans une sauce tomate à la crème et au garam masala. C’est cette croûte qui distingue le plat d’un simple curry. Temps total 80 minutes, base 6 portions
Tandoori Chicken – poulet mariné au yaourt et aux épices, cuit à haute température
Les cuisses de poulet sont marinées dans un yaourt épicé et laissées à reposer au réfrigérateur. Elles sont ensuite cuites à haute température jusqu’à obtenir une croûte rouge foncé, puis servies avec des oignons et du citron vert. Temps total 570 minutes, marinade comprise, base de 6 portions
Biryani – riz aromatique en couches avec viande, safran et mélange d’épices
Le riz basmati est précuit à moitié, la viande mijote dans une base de yaourt épicée et le tout est superposé avec des oignons frits, de la menthe et du lait au safran. La cocotte est fermée et le biryani cuit à la vapeur. Temps total 105 minutes, base 6 portions
Rogan Josh – agneau mijoté lentement dans une sauce aromatique aux épices du Cachemire
L’épaule d’agneau est saisie dans du yaourt avec des épices du Cachemire, puis mijotée lentement dans une base de tomates avec du cumin, de la coriandre et du paprika moulu. La couleur et l’arôme viennent de la viande elle-même, pas d’un colorant ajouté. Temps total 110 minutes, base 6 portions
Palak Paneer – fromage indien paneer dans une base d’épinards finement épicée
Les épinards sont brièvement blanchis, mixés et mijotés avec de l’oignon, du gingembre et des épices. En fin de cuisson, des cubes de paneer sont ajoutés à la base et le tout est simplement réchauffé. Temps total 60 minutes, base pour 6 portions
Chana Masala – pois chiches mijotés dans une sauce relevée aux tomates, oignons et épices aromatiques
Les oignons sont revenus avec les épices jusqu’à coloration foncée, on ajoute les tomates et la base mijote en une sauce épaisse. Les pois chiches y sont ensuite mijotés, puis on incorpore le garam masala et la coriandre en fin de cuisson. Temps total 55 minutes, base pour 6 portions
Dal Tadka – lentilles relevées d’épices frites, d’ail, d’oignon et de chilli
Les lentilles corail cuisent avec les tomates, le gingembre et le curcuma jusqu’à former une purée épaisse. En fin de cuisson, on verse la tadka : huile chaude avec du cumin, de l’ail, de l’oignon et du piment, qui grésille et embaume. Temps total 60 minutes, base 6 portions
Masala Dosa – fine galette croustillante fermentée à base de riz et de lentilles, garnie de pommes de terre épicées
Le riz et les lentilles sont trempés, mixés puis laissés fermenter toute une nuit. La pâte est ensuite étalée en fine galette sur une plaque sèche et brûlante, cuite jusqu’à ce qu’elle soit croustillante, puis garnie de pommes de terre épicées. Temps total 620 minutes fermentation comprise, base 6 portions
Samosa – chaussons triangulaires frits, farcis de pommes de terre, de petits pois et d’épices
À partir d’une pâte ferme à base de farine et de ghee, on abaisse de fines galettes dans lesquelles on forme des cornets que l’on garnit de pommes de terre épicées et de petits pois. Les chaussons sont frits dans l’huile à la bonne température jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Temps total 90 minutes, base 6 portions
Chole Bhature – pois chiches épicés avec de grandes galettes levées frites, les bhature
Les pois chiches mijotent dans une base sombre d’oignons, de tomates et d’épices avec une décoction de thé qui leur donne leur couleur. On les accompagne de bhature, des galettes levées et moelleuses, frites et servies bien chaudes. Temps total 100 minutes, base 6 portions
Naan – pain plat indien traditionnel cuit à haute température dans le tandoor
La pâte à base de farine, de yaourt et de levure doit doubler de volume. On divise la pâte en pâtons que l’on abaisse en ovales, puis on les cuit sur une plaque brûlante jusqu’à l’apparition de taches foncées et on les badigeonne de ghee. Temps total 120 minutes, levée comprise, base 6 portions
WAGUU Pro Tip : Préparez deux choses à l’avance : la masala sèche dans un petit bol et le tadka dans une petite casserole. Torréfier les épices prend trente secondes et des épices brûlées ne se rattrapent pas. Quand les épices commencent à embaumer, c’est prêt – une couleur brune signifie déjà de l’amertume.
Questions fréquentes
Quel riz utiliser pour les sushis ?
Une variété à grain rond, de préférence du koshihikari. Il contient plus d’amylopectine, donc après cuisson il tient sa forme tout en étant collant en surface. Un riz long une fois assaisonné au vinaigre se détache et le rouleau ne tient pas.
Pourquoi cuire les nouilles à part ?
L’amidon des nouilles se libère dans l’eau et troublerait le bouillon clair. Cuisez donc les nouilles dans une casserole séparée et ajoutez-les dans le bol au moment de servir.
Pourquoi ne pas lisser la pâte à frire ?
En mélangeant longtemps, on crée un réseau de gluten dans la farine qui absorbe l’huile à la friture et fait noircir l’enrobage. On mélange donc seulement aux baguettes et on laisse des grumeaux secs dans la pâte.
Pourquoi de la panko et pas de la chapelure ordinaire ?
La panko a de gros flocons secs qui forment un enrobage aérien à la friture. Avec une chapelure fine, la matière grasse pénètre plus profondément et l’enrobage s’alourdit, noircit et ramollit.
Pourquoi couper la viande en morceaux de même poids ?
Des morceaux de même poids cuisent en même temps. Si les morceaux d’une même brochette sont de tailles différentes, le petit sèche et le gros reste cru à l’intérieur.
Pourquoi y a-t-il autant de chou dans l’okonomiyaki ?
Le chou garde la galette moelleuse et humide à l’intérieur. La pâte n’est qu’un liant qui relie les filaments. Avec moins de chou, on obtient une galette lourde qui ne chauffe pas à cœur.
Aussi connu sous : cuisine indienne, cuisine du nord et du sud de l’Inde, cuisine moghole, recettes indiennes traditionnelles
Auteur: WAGUU Petr & Team • Publié: 9 Oct 2026 • Mis à jour: 10 Oct 2026
Conclusion
Les douze recettes de cet article couvrent ce qui se cuisine le plus souvent en Inde : trois currys à base de tomates, deux plats en marinade au yaourt, trois plats végétariens à base de légumineuses, deux galettes frites et un pain plat. Ensemble, ils composent une table où l’on peut dresser un déjeuner comme un dîner de fête. Commencez par le plus simple et ajoutez un plat après l’autre : les épices ne s’apprennent pas dans une recette, mais par la répétition.
Autres variantes de recettes
Quel riz utiliser pour les sushis ?
Une variété à grain rond, de préférence du koshihikari. Il contient plus d’amylopectine, donc après cuisson il tient sa forme tout en étant collant en surface. Un riz long une fois assaisonné au vinaigre se détache et le rouleau ne tient pas.
Pourquoi cuire les nouilles à part ?
L’amidon des nouilles se libère dans l’eau et troublerait le bouillon clair. Cuisez donc les nouilles dans une casserole séparée et ajoutez-les dans le bol au moment de servir.
Pourquoi ne pas lisser la pâte à frire ?
En mélangeant longtemps, on crée un réseau de gluten dans la farine qui absorbe l’huile à la friture et fait noircir l’enrobage. On mélange donc seulement aux baguettes et on laisse des grumeaux secs dans la pâte.
Pourquoi de la panko et pas de la chapelure ordinaire ?
La panko a de gros flocons secs qui forment un enrobage aérien à la friture. Avec une chapelure fine, la matière grasse pénètre plus profondément et l’enrobage s’alourdit, noircit et ramollit.
Pourquoi couper la viande en morceaux de même poids ?
Des morceaux de même poids cuisent en même temps. Si les morceaux d’une même brochette sont de tailles différentes, le petit sèche et le gros reste cru à l’intérieur.
Pourquoi y a-t-il autant de chou dans l’okonomiyaki ?
Le chou garde la galette moelleuse et humide à l’intérieur. La pâte n’est qu’un liant qui relie les filaments. Avec moins de chou, on obtient une galette lourde qui ne chauffe pas à cœur.
Conclusion
Les douze recettes de cet article couvrent ce qui se cuisine le plus souvent en Inde : trois currys à base de tomates, deux plats en marinade au yaourt, trois plats végétariens à base de légumineuses, deux galettes frites et un pain plat. Ensemble, ils composent une table où l’on peut dresser un déjeuner comme un dîner de fête. Commencez par le plus simple et ajoutez un plat après l’autre : les épices ne s’apprennent pas dans une recette, mais par la répétition.
Débutant – dal tadka, chana masala et palak paneer. Ils ne demandent ni marinade ni longue cuisson et les erreurs se rattrapent dans l’assiette. Intermédiaire – butter chicken, tikka masala et rogan josh. Vous apprendrez à maintenir la sauce sous le point d’ébullition et à incorporer le yaourt cuillère par cuillère. Expert – biryani, masala dosa et samosa. La fermentation, le dressage en couches, l’étanchéité de la casserole et la température de l’huile sont décisifs.
Choisissez votre recette
Choisissez en fonction du temps dont vous disposez et de ce que vous avez chez vous. En une heure, le dal tadka, le chana masala et le palak paneer sont prêts. Pour une heure et demie, il vous faut le butter chicken, le tikka masala ou le masala dosa. Le biryani et le rogan josh demandent un après-midi, et la samosa ou le naan s’accommodent de n’importe quel plat comme accompagnement.
Butter Chicken – poulet dans une sauce tomate crémeuse et douce au beurre et aux épices aromatiques, un classique de la cuisine d’Inde du Nord
Ce qui compte : la marinade du poulet dans le yaourt et la cuisson lente de la base tomate avec le beurre. Le butter chicken a deux couches : le goût grillé de la viande marinée et la sauce tomate veloutée, où le beurre ne doit pas brûler. L’ordre est décisif : les épices doivent s’épanouir dans la matière grasse, les tomates doivent compoter jusqu’à devenir sucrées, et le beurre s’ajoute à la fin, quand la sauce ne bout plus. Si vous ajoutez le beurre au début, vous obtenez une sauce grasse avec un arrière-goût amer.
Accords :
bière blonde légère indienne, Riesling sec, lassi salé.
Idéal pour :
un dîner en famille, un dîner entre amis, une table de fête à plusieurs plats ou la préparation de repas pour plusieurs jours. La recette complète est ici :
Butter Chicken
Chicken Tikka Masala – morceaux de poulet mariné dans une sauce épicée à la tomate et à la crème
Ce qui compte : la saisie de la viande marinée jusqu’à former une croûte et la cuisson de la sauce tomate-crème. Le tikka masala repose sur deux étapes qui ne peuvent pas être fusionnées : la viande doit obtenir une croûte sous forte chaleur et la sauce doit être prête séparément. La couleur de la croûte est décisive : les taches foncées portent un goût que la sauce seule ne donnera jamais. Si vous mettez la viande crue dans la sauce, vous obtenez du poulet à la tomate, pas un tikka masala.
Accords :
bière blonde légère indienne, Riesling sec, lassi salé.
Idéal pour :
un dîner en famille, un dîner entre amis, une table de fête à plusieurs plats ou la préparation de repas pour plusieurs jours. La recette complète est ici :
Chicken Tikka Masala
Ce qui compte : une longue marinade au yaourt et une cuisson à haute température jusqu’à obtenir une croûte foncée. Le poulet tandoori, c’est la marinade et la chaleur, rien d’autre. Le yaourt attaque légèrement la surface de la viande, les épices pénètrent dans les fibres et la température élevée fait virer la couleur au rouge foncé. Le temps de marinade et la surface sèche de la viande avant d’enfourner sont décisifs. Si vous ne laissez mariner qu’une heure et enfournez la viande humide, vous obtenez un poulet pâle sans croûte.
bière blonde légère indienne, Riesling, lassi salé.
un dîner en famille, un dîner entre amis, une table de fête à plusieurs plats ou la préparation de repas pour plusieurs jours. La recette complète est ici :
Poulet Tandoori
Biryani – riz aromatique en couches avec viande, safran et mélange d’épices
Ce qui compte : la cuisson à demi-couvert du riz en couches avec la viande et le lait safrané. Le biryani se reconnaît au grain : le riz doit être sec, chaque grain détaché et pourtant enrobé de la base savoureuse de la viande. La casserole à demi-couverte et le joint de pâte qui retient la vapeur sont décisifs. Si vous remuez le biryani à la cuillère pendant la cuisson, vous obtenez une bouillie de riz avec de la viande.
Accords :
Idéal pour :
Biryani
Rogan Josh – agneau mijoté dans une sauce aromatique épicée, typique de la cuisine cachemirie
Ce qui compte : la marinade de la viande au yaourt épicé et la cuisson lente jusqu’à obtenir une sauce foncée. Le rogan josh se reconnaît à sa couleur : rouge foncé, brillante, avec la graisse qui remonte à la surface. Une longue cuisson à feu doux et le yaourt incorporé cuillère par cuillère, pas d’un coup, sont décisifs. Si vous versez le yaourt dans une base bouillante, vous obtenez une sauce granuleuse et une viande dure.
bière blonde légère indienne, Shiraz, lassi salé.
un dîner en famille, un dîner entre amis, une table de fête à plusieurs plats ou la préparation de repas pour plusieurs jours. La recette complète est ici :
Vous connaissez une autre variante ? Ajoutez votre proposition ci-dessous.
Il te manque une recette ?
Dis-nous quelle recette tu aimerais ajouter. Nous ferons de notre mieux pour la publier bientôt !
Questions fréquentes sur les variantes
- Une recette vous manque ?
Contact : 12-plats-indiens-les-plus-celebres-fr@waguu.online